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![]() du 28 septembre 2009 |
| Fabienne Chesnais directrice de la collection "Conversations écologiques" aux éditions Rue de l'échiquier (voir chronique le 28/09/2009) Fabienne Chesnais, vous êtes la directrice de la collection Conversations écologiques pour les éditions Rue de l’échiquier, une toute jeune maison. Avant de nous parler de votre collection, pourriez-vous nous décrire, en quelques mots le projet éditorial de cette maison et de ses créateurs? Les éditions Rue de l’Echiquier ont été fondées par Anne Fitamant-Peter et Thomas Bout en 2008, dans l’idée de publier des ouvrages qui donnent la parole à des acteurs de terrain, pour decouvrir des experiences qui font sens et donnent à réflechir, quels qu’en soit les domaines. deux collections ont déjà vu le jour, « Conversations solidaires », sur la question des entreprises sociales et « conversations ecologiques » que la rue de l’echiquier m’a fait l’amitié de me confier. Deux autres collections sont actuellement en chantier et verront le jour en 2010. Pourquoi la collection Conversations écologiques ? Certains pourraient vous reprocher de « surfer » sur la vague écologique. Et, aussi, pourquoi des conversations ? La conversation est un mode d’échange riche et dynamique, très vivant, qui permet une grande liberté de ton et parole. L’idée pour cette collection, c’est que le lecteur puisse « participer » à cette conversation, qu’il suive presque « en temps réel » l’échange entre deux personnes impliquées dans une même démarche écologique de terrain. De fait, dans les trois ouvrages déjà parus, les auteurs ont vraiment joué le jeu et se sont entretenus au fil des semaines, je pense que c’est perceptible dans les textes. Pour ce qui concerne la vague écologique, je dirai que cette collection espère sensibiliser les lecteurs à quelques-unes des grandes questions qui se posent aujourd’hui en matière d’écologie, pour que chacun à son niveau puisse réfléchir et changer peut-être un peu son regard sur les choses… La mode n’a pas grand chose à voir dans tout cela… Dans Autopsie du monde animal, le premier livre de la collection, Allain Bougrain-Dubourg échange avec Guilhem Lesaffre. Comment choisissez-vous vos « duettistes » ? Est-ce un hasard si Allain Bougrain-Dubourg donne le ton à la collection ? Nous choisissons systématiquement des acteurs « de terrain », connus ou moins connus, l’important c’est ce qu’ils ont réalisé et leur démarche vis à vis de l’écologie. il est essentiel qu’ils soient en confiance pour échanger, généralement, ils se connaissent d’ailleurs au départ. Et s’ils ne sont pas d’accord sur tout, c’est encore mieux ! Cela donne au lecteur une vraie ouverture, des alternatives… La collection a démarré avec deux premiers titres, celui de Guilhem Lessafre et Allain Bougrain-dubourg, dont chacun connaît le combat exemplaire pour la sauvegarde de la nature, et « les jardins en partage » d’Eric Prédine et Jean-paul Collaert, qui donne à voir une autre façon « d’être ensemble au jardin ». C’était une chance pour nous de pouvoir démarrer la collection avec ces quatre personnalités, et sur deux sujets aussi différents… Pensez-vous que la lecture d’un livre puisse modifier les comportements et amener le lecteur à repenser ses modes de vie ? La collection Conversations écologiques a-t-elle aussi pour objectif de convaincre ou, pour le moins, de susciter le questionnement ? Oui bien sûr, c’est même là un de ses fondements. L’idée n’est pas que le lecteur transforme radicalement son mode de vie bien sûr, mais qu’il change simplement un tout petit peu sa pratique au quotidien et plus largement sa façon de voir les choses dans le domaine de l’écologie. Si la collection permet cela, elle aura rempli son objectif ! Vous-même, quel rapport entretenez-vous avec l’écologie ? La pratiquer-vous quotidiennement ? Pensez-vous que la valeur de l’exemple ait un rôle à jouer dans la prise de conscience du citoyen ? Personnellement je suis bien sûr très sensible à à la nature, au jardin, à l’écologie en général… j’essaye au quotidien d’être le plus possible respectueuse des « bonnes » pratiques ! Mais j’avoue que ce n’est pas toujours facile, surtout en ville… Et oui, je crois assez à la valeur d’exemple ! Engagerez-vous des dialogues entre spécialistes et politiques, par exemple ? Et pensez-vous que seuls les spécialistes des divers domaines de l’écologie puissent, sans les femmes et les hommes politiques, « changer le monde »? Peu importe à priori l’origine de nos auteurs, spécialistes ou politiques, ce qui compte c’est qu’ils aient une démarche de terrain qui puisse motiver la réflexion. Pour nous, il est aussi très important que ces deux personnes partagent les mêmes valeurs, même si elles ne sont pas toujours d’accord sur tout. Quant à « changer le monde », je crois personnellement beaucoup aux petits gestes individuels, même si bien sûr les décisions plus larges sont essentielles. Quels sont les prochains livres en chantier pour votre collection ? Le prochain livre, prévu au printemps prochain, portera sur le compostage, et plus largement la question du recyclage au jardin. Nous avons également plusieurs projets dans le domaine du jardinage urbain, notamment un qui sortira avant l’été sur une expérience passionnante de jardinage collectif en région parisienne, nous avons également un titre en cours sur les abeilles et l’apiculture, avec les problèmes que cette activité rencontre aujourd’hui… Et beaucoup d’autres idées d’ouvrages sur lesquelles nous travaillons actuellemment ! Pour réagir à l'interview, laissez vos messages à : itw@ecologitheque.com, ils seront publiés après modération.
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