Résumé de l'éditeur :
Un
an après la proclamation de la République sous la menace des canons
prussiens, quatre mois après la répression dans le sang de la Commune
de Paris, André Léo (de son vrai nom Léodile Bera), dans ce discours
prononcé le 27 septembre 1871 au Congrès de la paix de Lausanne, en
appelle à l’alliance des forces démocratiques contre les régimes de «
privilèges », appuyés sur la « loi du capital », et entretenus « par le
mensonge, la peur, la corruption, la calomnie ». Cette allocution,
l’une des rares « irruptions d’une présence et d’une parole féminine en
des lieux qui leur étaient jusque-là interdits » (Michelle Perrot),
est, pêle-mêle, un rappel de l’indissociabilité des principes d’égalité
et de liberté, une dénonciation des perversions de la langue dans les
discours du pouvoir, une charge contre l’ignorance des masses comme
politique d’État, un geste vigoureux pour arracher son voile
républicain au gouvernement réactionnaire qui préside alors aux
destinées de la France.
En
rééditant ces textes de grands penseurs, nous voulons participer aux
débats d'idées qui traversent notre société, l'Europe et le monde face
aux enjeux sociaux, démocratiques et écologiques du XXIe siècle.
La Guerre sociale, de André Léo, Préface de Michelle Perrot, coll. Rééditions éd. Le passager clandestin.
Pour en savoir plus : www.lepassagerclandestin.fr